Baromètre de la consommation responsable

BCR2013 bandeau Baromètre de la consommation responsable
 

Communiqué de presse 2010 – Les Québécois se mettent au vert et diminuent leur consommation!
 
Montréal, 1er décembre 2010 – Avec un indice de 64,0 sur un maximum de 100, le Baromètre de la consommation responsable, première étude sur l’état des lieux de la consommation responsable au Québec, révèle que les Québécois obtiennent la note de passage. Les faits saillants de cette analyse menée par l’Observatoire de la Consommation Responsable © de l’Université de Sherbrooke et présentée par Protégez-Vous sont diffusés à compter d’aujourd’hui sur www.protegez-vous.ca/barometre.
 
Peu d’études ont été réalisées sur la consommation responsable et il est difficile d’en évaluer l’ampleur tant les chiffres se contredisent. En affichant un indice global de 64,0, le Baromètre de la consommation responsable vient donc démontrer que cette tendance touche maintenant une majorité d’individus et n’est plus l’affaire d’une minorité avant-gardiste. De surcroît, plus de 35,4 % des Québécois peuvent être qualifiés « d’adeptes » de la consommation responsable, avec un indice de consommation responsable de 81,3. L’étude fait aussi ressortir le fait que ce sont les femmes et les citoyens âgés de 50 à 59 ans qui sont les plus « responsables ».
 
 
Les Québécois se mettent au vert
 
Le Baromètre 2010 démontre que les Québécois se mettent au vert aussi bien dans leurs comportements de recyclage que dans leurs comportements de consommation en favorisant l’achat de produits et de services bons pour l’environnement. L’environnement passe même devant les critères sociaux dans les achats responsables. À preuve, pour près des trois quarts des Québécois interrogés, consommer de façon responsable, c’est consommer « vert », c’est-à-dire prioriser des produits ou des services bons pour l’environnement.
 
Et dans les comportements responsables en lien avec l’environnement, les Québécois sont les « rois » du recyclage : 87,9 % affirment avoir recyclé le papier, 85,9 % le plastique, 83,3 % le carton et 80,6 % le verre. De plus, dans cette étude, 45,5 % des Québécois ont affirmé avoir augmenté l’achat de produits ou de services bons pour l’environnement au cours de la dernière année, et 62,8 % ont mentionné qu’entre deux produits équivalents ils ont acheté celui qui avait le moins de répercussions sur l’environnement… 46 % ont même changé de marques à l’occasion en raison de leurs convictions environnementales.
 
Autre tendance environnementale observée dans les comportements de consommation des Québécois : « consommer local ». En effet, 60,1 % ont affirmé avoir acheté dans la dernière année un produit local plutôt qu’un produit non local lorsque le choix était possible, et 60,9 % mentionnent avoir favorisé les achats auprès des commerçants de leur quartier.
 
 
Les Québécois diminuent leur consommation
 
Le Baromètre 2010 de la consommation responsable met également de l’avant un mouvement relativement important de « déconsommation ». Consommer moins semble être de mise, comme le démontrent 51,7 % des Québécois interrogés qui ont affirmé avoir diminué volontairement leur consommation en 2010. De plus, 64,4 % disent avoir renoncé à acheter des produits ou des services dont ils n’avaient pas besoin. Contexte économique ou tendance lourde ? Le Baromètre de la consommation responsable observera cet aspect de près au cours des prochaines années.
 
 
Les Québécois se méfient des labels et sont avides d’information
 
La Baromètre 2010 de la consommation responsable soulève aussi que les Québécois sont méfiants sur le sujet du développement durable ; en particulier, ils ne prennent pas les labels au sérieux. Presque 50 % d’entre eux disent se méfier fortement des publicités vantant l’aspect environnemental des produits ou des services, et 53,9 % ont démontré un niveau de confiance inférieur à 50 % envers les certifications responsables, qu’ils trouvent complexes et peu identifiables. Paradoxalement, ils sont avides d’informations sur les produits et services responsables. Et pour l’instant, les étiquettes sur les emballages des produits, les documentaires télévisés et leur entourage sont les trois sources les plus crédibles et les plus importantes à leurs yeux.
 
 
Consommer responsable, c’est bien et c’est tendance !
 
Pour 40 % des Québécois, consommer de façon responsable contribue à leur donner une bonne image d’eux-mêmes, l’impression d’être de bonnes personnes. Cette conclusion surprenante du Baromètre 2010 lève le voile sur le besoin de reconnaissance qui se cache derrière la consommation responsable.
 
Le Baromètre 2010 de la consommation responsable a aussi mis en évidence que le degré de consommation responsable est lié essentiellement au sexe et à l’âge ainsi qu’à des variables psychographiques, soit les valeurs (motivations) et les risques (freins) que perçoivent les Québécois face à ce nouveau phénomène de consommation. Le niveau d’éducation, le statut, les revenus et la localisation géographique n’ont pas d’impacts significatifs sur l’adhésion à la consommation responsable.

 

www.protegez-vous.ca/barometre

 
 


Communiqué de presse 2011
 
 
Seulement 2 Québécois sur 5 peuvent nommer une marque « responsable »
 
MONTRÉAL, le 25 novembre 2011 – En cette Journée sans achat et à l’heure où le « vert » est omniprésent dans les campagnes de marketing, le Baromètre de la consommation responsable 2011 – outil de mesure de la consommation responsable au Québec – révèle que seulement 40 % des Québécois sont en mesure de nommer une marque ou une entreprise qu’ils jugent « responsable ». Et c’estCascades qui arrive en tête de liste, tant pour la mention spontanée des marques que pour celle des entreprises.

Les principaux résultats du Baromètre de la consommation responsable, une étude réalisée par l’Observatoire de la Consommation Responsable © de l’Université de Sherbrooke et présentée par Protégez-Vous, sont diffusés à compter d’aujourd’hui sur www.protegez-vous.ca/barometre2011.

L’indice 2011

L’Indice 2011 de consommation responsable au Québec est de 62,4 sur un maximum de 100. Cet indice global constitue une valeur de référence moyenne. « Il signifie que les Québécois obtiennent une note de 62,4 sur 100 en matière de comportements de consommation que l’on peut juger responsables, explique Fabien Durif, directeur de l’OCR et professeur à l’Université de Sherbrooke. En d’autres termes, les Québécois obtiennent en moyenne la note de passage, sans plus. »

Les consommateurs québécois ont soif d’information crédible sur la consommation responsable

Tendance décelée l’an dernier et confirmée avec les résultats 2011 du Baromètre de la consommation responsable, les consommateurs expriment un besoin criant d’accéder à de l’information en matière de consommation responsable, mais demeurent très méfiants quant aux sources. En effet, ils accordent très peu de crédibilité aux communications perçues comme promotionnelles, telles que la publicité ou toute forme de communication provenant directement des marques et des entreprises. Même les publicités environnementales des marques ne récoltent que 25,3 % de confiance, une baisse de 8,5 points comparativement à 2010.

De même, la crédibilité des informations sur les avantages « sociaux » des marques équitables ont perdu 12,6 points par rapport à l’an dernier, contre une baisse de 4,7 points dans le cas des avantages « environnementaux » des produits et services dits « responsables ». Seules pour leur part, les certifications équitables et environnementales officielles récoltent la confiance de près d’un Québécois sur deux.

Ainsi, les résultats du Baromètre de la consommation responsable permettent de conclure que ce sont les formes de communication non promotionnelles qui influent le plus sur les comportements globaux de consommation responsable et les achats de produits et services responsables.

Bonne nouvelle : 86,6 % des Québécois pratiquent la consommation responsable, même de façon occasionnelle

Le Baromètre de la consommation responsable répartit les Québécois en trois groupes : les « adeptes », soit les consommateurs les plus responsables, les « sensibilisés », soit les consommateurs qui se situent dans la moyenne, et les « réfractaires », qui ont le moins adopté de comportements de consommation responsable. Or, le Baromètre de la consommation responsable 2011 révèle que, contrairement à 2010 où il se situait à 28,3 %, le groupe des « réfractaires » ne représente plus que 13,4 % des consommateurs. Le Québécois moyen, soit le groupe des « sensibilisés », représente 52,6 % des consommateurs et est motivé par l’utilité de la consommation responsable sur l’environnement, la société et sa santé personnelle. Il a aussi bien conscience que la protection de l’environnement est une responsabilité collective : celle des entreprises (80 %), celle du gouvernement (80,7 %), mais aussi celle du consommateur lui-même (81,8 %). Pour leur part, les « adeptes » représentent 33,9 % de la population.

Consommer responsable, c’est d’abord consommer « vert »

Dans les préoccupations des répondants, l’environnement arrive de façon générale devant les critères sociaux. Cette priorité donnée aux questions environnementales se retrouve dans beaucoup de résultats et s’est amplifiée par rapport à 2010. En effet, pour les Québécois, consommer de manière responsable, c’est avant tout acheter des produits et services bons pour l’environnement (74,5 %). Le volet social de la consommation responsable est donc en perte de vitesse : 20,8 % des Québécois affirment avoir acheté plus de produits équitables, contre 23,8 % en 2010, et 6,0 % disent en avoir diminué l’achat, contre 5,2 % en 2010. Plus de 43,5 % mentionnent même avoir parfois changé de marque en raison de leurs convictions environnementales.

À propos du Baromètre de la consommation responsable

Le 1er décembre 2010, Protégez-Vous, en collaboration avec l’Observatoire de la Consommation Responsable © de l’Université de Sherbrooke, présentait le Baromètre de la consommation responsable, une première au Québec. En effet, pour la première fois, le phénomène de la consommation responsable était mesuré, notamment par l’Indice de consommation responsable avec un score moyen de 64,0 sur 100. Le Baromètre brossait également un portrait des préférences, attentes, attitudes, intentions d’achat et actions responsables des Québécois. Cette initiative a reçu un accueil particulièrement chaleureux des médias ainsi que du milieu des affaires et du milieu associatif.

Mais mesurer une seule fois la consommation responsable au Québec n’est pas suffisant. Il s’agit d’un phénomène complexe et mouvant dont il est nécessaire de suivre l’évolution et les possibles transformations. C’est la raison pour laquelle le Baromètre 2011 de la consommation responsable vient nous apporter de nouvelles informations sur les Québécois. Entre autres, des catégories de produits et services ont été ajoutées, le phénomène du tourisme durable a été approfondi et surtout, un classement des marques et des entreprises les plus responsables fait son apparition en fonction des citations spontanées des Québécois.

L’équipe de chercheurs impliqués dans la réalisation du Baromètre de la consommation responsable comprend Fabien Durif, Caroline Boivin, Jean Roy et Patricia Faucher de l’Université de Sherbrooke, Agnès François-Lecompte de l’Université Bretagne Sud et Lova Rajaobelina de l’Université de Moncton. Les résultats du Baromètre de la consommation responsable s’appuient sur une enquête réalisée du 6 au 12 septembre 2011 via Internet par l’agence Research Now auprès d’un échantillon de 1 039 Québécois représentatif de la population. Le comportement de consommation passé des Québécois, leurs préférences, leurs attentes, leurs attitudes, leurs intentions d’achat et leurs actions responsables ont été scrutés.
Communiqué de presse 2012

Les Québécois sont moins verts que les Ontariens !

MONTRÉAL, le 23 nov. 2012 /CNW Telbec/ – Contrairement à ce que bien des Québécois aimeraient croire, ces derniers sont déclassés par leurs compatriotes ontariens dans la plupart des comportements de consommation responsable évalués par le Baromètre 2012 de la consommation responsable au Québec, un outil de mesure significatif de la consommation responsable au Québec. Les principaux résultats de l’étude, réalisée par l’Observatoire de la Consommation Responsable © et présentée par Protégez-Vous, sont diffusés aujourd’hui en exclusivité sur www.protegez-vous.ca/barometre2012.

Des consommateurs ontariens plus « verts »

Le 30 octobre dernier, l’Observatoire de la Consommation Responsable a dévoilé les résultats du premier indice de mesure de la consommation responsable en Ontario. Baptisée Ontario Responsible Consumption Index (ORCI) (http://consommationresponsable.ca/ontario-responsible-consumption-index-2012/), l’étude visait à mettre en relief les comportements responsables des consommateurs ontariens, comme le fait depuis 2010 au Québec le Baromètre de la consommation responsable. Ces résultats, comparés à ceux du Baromètre 2012 publié sur Protégez-Vous.ca, permettent de constater que, de façon générale, les Ontariens adoptent des comportements de consommation responsable plus élevés que les Québécois, surtout dans le domaine du compostage et du transport durable. Les Québécois détiennent une mince avance dans le domaine du recyclage et de la consommation locale.

Québec Ontario Différence
Indice global de consommation responsable (ICR) 62,3 68,9 -6,6
Indice de Compostage 43,3 65,2 -21,9
Indice de Transport durable 46,2 55,9 -9,7
Indice de Protection de l’environnement 64,6 74,2 -9,6
Indice de Protection des animaux 63,1 71,2 -8,1
Indice de Déconsommation 66,9 72,1 -5,2
Indice de Consommation citoyenne 57,2 61,9 -4,7
Indice de Consommation locale 71,0 70,2 0,8
Indice de Recyclage 88,2 84,0 4,2

Tout comme les Québécois, moins d’un Ontarien sur deux peut nommer spontanément une marque et une entreprise perçue comme responsable. Par contre, alors que dans le top 5 des marques les plus mentionnées au Québec, les marques ont presque toutes un lien avec des produits nettoyants (ex. : Bio-vertAttitude – Bio SpectraHertel et La Parisienne), les Ontariens ont mentionné des marques comme Kellogg’s, Coca-Cola et Starbucks. Il faut relever que, comme en 2011, Cascades est, pour les Québécois, à la fois la marque et l’entreprise jugée comme étant la plus responsable, et ce, par une très grande avance.

Enfin, précisons qu’en matière de consommation responsable, les Ontariens cherchent davantage d’informations que les Québécois. L’emballage des produits demeure toutefois la source d’information la plus importante dans les deux provinces. De son côté, l’écolabel officiel d’Environnement Canada (EcoLogo) est reconnu par 33,3 % des Québécois, et à peine 27,9 % des Ontariens.

Autres faits saillants du Baromètre 2012 de la consommation responsable au Québec

  • L’indice global de consommation responsable (ICR) de 62,3 sur un maximum de 100 se maintient par rapport à l’an dernier (62,4). Les Québécois obtiennent la note de passage, sans plus.
  • De façon globale, la consommation responsable est en légère baisse pour l’ensemble de la population, sauf pour le groupe d’âge des 30-39 ans dont les comportements responsables ont augmenté de 1,2 point depuis 2010.
  • Les femmes demeurent les plus responsables, avec un ICR plus élevé que celui des hommes (64,0 contre 54,9).
  • Pour une troisième année consécutive, l’ICR du groupe âgé entre 18 et 29 ans est nettement plus faible que celui des générations plus âgées… Les jeunes Québécois ne pratiquent pas ou peu la consommation responsable. Paradoxalement, les jeunes sont ceux qui sont les moins freinés et les plus motivés à consommer responsable. En outre, on constate qu’ils ont plus confiance envers les acteurs de la consommation responsable que les autres générations. Mais qu’est-ce qui les empêche de passer à l’action ?
  • Depuis 2011, les freins à la consommation responsable ont légèrement augmenté. Les obstacles les plus importants ? Le prix, l’information liée au produit et les renseignements liés à la certification.
  • Il subsiste un fort scepticisme envers les acteurs de la consommation responsable, et cette méfiance a augmenté de façon importante depuis deux ans. Par exemple, 72,7 % des Québécois n’ont pas confiance en l’engagement des entreprises en matière de développement durable (contre 66,2 % en 2010) et 76,4 % n’ont pas confiance en la publicité environnementale (contre 69,3 % en 2010).
  • Au Québec, 49,3 % des consommateurs considèrent qu’acheter des produits responsables requiert plus de temps en magasin car ils doivent lire les informations et comparer les produits. En outre, 57,1 % croient qu’il n’y a pas assez d’informations sur les certifications et 50,9 % affirment qu’elles sont difficiles à comprendre.
  • À peine 5,7 % des Québécois mentionnent avoir investi dans des fonds éthiques au cours de la dernière année, et 19,2 % envisagent d’en acheter dans la prochaine année. Si 20,8 % des Québécois pensent que ces fonds sont moins performants que les fonds traditionnels, seulement 13,4 % seraient prêts à prendre le risque que ces fonds leur rapportent moins que les fonds traditionnels. La problématique majeure se situe dans le manque de confiance des consommateurs à l’égard des filtres écoresponsables utilisés dans le choix des entreprises composant ces fonds : plus de 70,9 % remettent en cause le fait que ces entreprises soient réellement écoresponsables.
  • En matière de consommation responsable, les motivations des Québécois sont surtout basées sur l’impact positif que leurs choix peuvent avoir sur l’environnement et la société. Toutefois, il faut noter que les motivations à la consommation responsable sont légèrement en baisse depuis 2010.
  • Nouveauté en 2012, le Baromètre évalue le niveau de connaissance et de crédibilité des certifications. Résultat : les certifications sont peu connues des Québécois. Sur 45 certifications testées, seulement six sont connues par plus de 50 % des Québécois (Energy Star, Aliments du Québec, ÉnerGuide, Gîtes et Auberges du Passant, Novoclimat et Produit à contenu recyclé) !

 

Communiqué de presse 2013

La consommation responsable ne s’est jamais aussi bien portée

Le 26 novembre 2013 – L’Observatoire ESG UQAM de la consommation responsable (OCR) dévoile, pour une quatrième année consécutive, le Baromètre de la consommation responsable au Québec. L’édition 2013 est encourageante puisque tous les indicateurs sont au vert et la progression du phénomène de la consommation responsable s’avère importante. L’Indice de consommation responsable (ICR) est en effet passé de 62,3 en 2012 à 65,4 en 2013, soit une progression de 3,1 pts.

Le 26 novembre 2013 – L’Observatoire ESG UQAM de la consommation responsable (OCR) dévoile, pour une quatrième année consécutive, le Baromètre de la consommation responsable au Québec. L’édition 2013 est encourageante puisque tous les indicateurs sont au vert et la progression du phénomène de la consommation responsable s’avère importante. L’Indice de consommation responsable (ICR) est en effet passé de 62,3 en 2012 à 65,4 en 2013, soit une progression de 3,1 pts.

Constats

Fabien Durif, professeur au Département de marketing de l’École des sciences de la gestion de l’UQAM (ESG UQAM) et directeur de l’OCR, soulève que la consommation responsable ne s’est jamais aussi bien portée au Québec : « depuis la première publication du Baromètre de la consommation responsable sur le site protégez-vous.ca en 2010, c’est la première fois qu’autant de comportements de consommation responsable (7 sur 8) progressent (de 1,2 pts à 5,3 pts en un an) ». Il soutient également que la croissance des achats de produits et services responsables ainsi que les motivations à consommer de manière responsable reprennent de la vigueur.
Depuis 2010, ce sont les comportements liés à la consommation locale qui ont le plus augmenté. L’Indice de consommation locale a ainsi été valorisé de 4,1 pts (de 69,1 en 2010 à 73,2 en 2013). Au cours de la dernière année, 68,8 % des Québécois ont favorisé l’achat de produits cultivés localement, 68,6 % l’achat auprès de commerçants locaux et 64,9 % l’achat de produits fabriqués localement. Presque 70 % ont même, lorsqu’ils ont eu le choix et à prix équivalent, acheté un produit local remplaçant le produit traditionnel. Ce constat est également relevé dans le palmarès des 20 produits responsables les plus achetés par les Québécois. Dans ce classement, on trouve 6 produits locaux, tous liés à l’alimentation.

Faits saillants

  • Les Québécois âgés de 45 à 64 ans sont les consommateurs les plus responsables (ICR de 66,3);
  • Les 15 à 24 ans sont les moins responsables (ICR de 63,6);
  • 82,1 % des Québécois ont souvent ou toujours acheté des sacs d’épicerie réutilisables;
  • L’intérêt pour les voitures hybrides et électriques ainsi que pour les modes d’habitation écologique est en progression;
  • Cascades reste pour la troisième année consécutive à la fois la marque et l’organisation jugée comme la plus responsable par les Québécois;
  • Energy Star (83,9 %) est la certification la plus connue par les Québécois, suivi par Aliments du Québec (82,6 %)

Les résultats du Baromètre 2013 indiquent que la consommation collaborative (achat d’occasion, location, échange, don) est un phénomène à considérer. Au Québec, la voiture d’occasion est le produit le plus acheté; l’outil de bricolage celui le plus loué contre paiement; le jeu vidéo ou la console le plus échangé; et le livre le plus partagé à titre gratuit.
Le directeur de l’ORC affirme qu’il reste un effort important à faire sur le plan de la communication et de l’éducation des citoyens en matière de responsabilité sociale, car seulement 36,5 % recherchent régulièrement les informations sur le marché écoresponsable (informations sur les produits, marques, organisations).
« L’avenir de la consommation responsable au Québec s’annonce prometteur », déclare le professeur Fabien Durif.

Méthodologie

Réalisée entre le 21 septembre et le 1er octobre 2013 auprès de 1104 répondants représentatifs de la province, le Baromètre 2013 de la consommation responsable au Québec mesure le degré de consommation responsable des Québécois, calculé notamment selon leurs préférences, leurs attitudes, leurs comportements d’achat et leurs motivations en matière de consommation responsable. L’Indice de consommation responsable est le résultat d’une mesure scientifique de la consommation responsable développée par l’équipe de l’OCR.

Pour les résultats complets, consultez l’étude